LEO POLIAKOV.

Bonjour à tous, et aux Zôtres……

San Diego, S.D.S.U ( San Diego State University )

Classé dans : poliakov — 6 juin, 2015 @ 11:21

 

Quand la tempête qui agitait de mon existence, s’est enfin calmée,

Lorsqu’elle veut bien m’offrir quelques instants  apaisés,privilégiés,

J’organisais, le plus souvent possible,

Un séjour d’une durée plus ou moins prolongée,

Au cœur de l’université de la ville de San Diego,

Etudier, est comme une renaissance, étudier c’est vivre, vivre intensément,

L’université de San Diego, ne se classe pas au rang des Phénix,

Ce lieu est agréable, les références au peuple Aztèque y sont présentes partout,

J’ai fréquenté les lieux à plusieurs reprises, le temps d’assimiler les réflexes estudiantins,

et surtout, quelques précieuses amitiés, dont le souvenir m’aide à supporter le présent,

Je n’ai jamais mentionné mon passé, la peau d’âne qui m’a été remise, représente uniquement,

Ces contacts inattendus, inespérés, qui agissaient à l’instar d’un baume adoucissant,

Elle n’était motivée, qu’afin de combler un vide, un manque, un rêve, dont la guerre m’a privé,

Un rêve incroyable qui se réalise, me retrouver au milieu d’étudiants,

Les professeurs, les camarades, observaient le jeune homme que j’étais, avec un peu d’étonnement,

Avec beaucoup de sourires et de sympathie, ce jeune homme,

Dont ils ne savaient rien, j’ai toujours éludé les questions personnelles,

A l’exception du diplôme, j’y ai gagné une amie chère à mon cœur,

Shana, jeune enseignante, croisée un matin sur le campus ensoleillé,

Shana, superbe brune aux yeux clairs, vive, rieuse, la vie, l’humour à fleur de peau,

Un optimisme indestructible, vif argent, être près d’elle était un enchantement, 

Shana aurait pu être un panneau prônant la joie de vivre, de ne pas laisser passer un seul instant, ne pas se laisser grignoter par la routine ou l’ennui, l’ennui, cet ennemi du miracle de l’existence, l’ennui, générateur de regrets.

A cette époque, mon anglais, appris auprès des soldats américains, était acceptable, mais loin d’être parfait,

Au cours de certaines conversations, il m’était pénible de trouver les mots, mots capables d’exprimer ma pensée avec précision, avec cet humour qui m’est cher, pour le reste, nos échanges de regards palliait aux défaillances de la syntaxe.

Un jour, surprise, Shana me raconte, qu’elle a séjourné trois années à Florence,

Nous commençons  instantanément, à converser dans la langue des amoureux, sans oublier celle de Dante Alighieri, 

Elle est surprise de constater que je maîtrise bien cet idiome, vocabulaire, accent, tout,

Elle aussi, a intégré parfaitement la langue italienne, elle s’exprime comme une native de la botte, performance assez rare, pour être soulignée,

L’utilisation de l’italien, nous rapproche de façon inéluctable, sans calcul, comme ça,

Auparavant, j’avais remarqué les attraits de cette jeune femme, attirante et belle,

Une personne à l’esprit vif, aux réparties qui cinglent, toujours empruntes d’humour, sel de l’existence.

Pourtant, plongé dans le rythme, le plaisir des études, je n’ai rien envisagé d’autre,

Mais là, il est évident que nous nous attirions avec une force irrésistible,

Nous nous sommes donc rapprochés, appréciés encore davantage, puissamment,

Shana, enseignait l’anglais, à de jeunes étudiants de première année,

Nous nous retrouvions souvent pour le breakfast, les nuits nous appartenaient,

Les cours se terminaient vers seize, parfois dix sept heures, le temps toujours magnifique,

Le climat de cet endroit, se vit comme un rêve, la plage est toute proche,

Les cours commencent très tôt le matin, pratiquement, avec le lever du soleil,

La nuit descend très tôt, rapidement, ce qui n’était pas pour nous incommoder, au contraire,

Dans cette région, les loisirs sont très nombreux, tout est à portée de main,

Le Mexique est à deux pas, il est d’ailleurs présent aussi à San Diego,

Les personnes, de culture Tex-mex, sont nombreuses, elles donnent le ton,

Souvent, nous allions passer la nuit à l’hôtel Del Coronado, un endroit de rêve,

Un immense hôtel, qui à chaque occasion, nous transporte dans un autre monde, 

Un songe du dix neuvième siècle, l’entrée à peine franchie, nous sommes ailleurs,

Les jours étaient trop courts, ils défilaient, baignés par un mélange d’amour et d’amitié,

C’était il y a longtemps, Shana était jeune, moi, je l’étais moins, 1967, c’est loin,

Shana, tu es là, gravée en ma mémoire, encore pour quelques temps,

Ton sourire, ta gentillesse, éclairent mes souvenirs, souvenirs qui ne s’effaceront,

Qu’avec l’arrêt de ce miracle fragile, qu’est l’existence de tout ce qui vit.

 

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