Poliakov par Poliakov,

Poliakov par Poliakov,

Qu’est-ce qui se passe Helmut ? Tu inondes ta chope de bière, avec tes sanglots,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 20 décembre, 2011 @ 12:25

Ce jeune homme, grand, mince, aux yeux clairs, encadrés de superbes cheveux blonds, 

attablé à côté de nous, cet homme doit être l’objet, sans le moindre doute, 

d’un chagrin vraiment très intense, ses pleurs attirent l’attention de tous,

tous les clients attablés, peuvent l’entendre gémir, sangloter,

aucun d’entre nous, n’en connaît la raison,

 quel est le motif capable, de provoquer cette avalanche de pleurs,

il est là, à effondré, la tête entre ses mains, appuyé sur les coudes, 

au dessus de sa chope de bière, elle est le témoin involontaire de son chagrin,

ses larmes coulent de façon continue,

elles glissent sur les ailes de son nez, 

tombent en pluie abondante, presque ininterrompue, 

à même la bière, au beau milieu de sa chope,

elles viennent se mêler à cette boisson,

révérée par les belges et leurs voisins teutons, 

son pot n’en finit pas de se remplir,

il se boit lui même, il avale son propre chagrin, —

 

c’est toujours un vieux gorille au dos argenté,

qui veille à la survie, au bien être, de son groupe,

il est puissant, attentionné comme une mère,

pourtant, que peut-il contre les humains,

armés de fusils, que peut-il quand ils viennent massacrer ?

tuer pour fournir des fabricants de gadgets et autres porte clefs ?

lui, ne possède que son instinct de survie, ce que la nature lui a conféré,

il n’est pas doté de fusils automatiques,

d’armes à visées infra rouge, lunettes grossissantes,

il ne peut pas concevoir le pouvoir de destruction,

de ces engins de mort, inventés par le génie humain,

il écoute son instinct, se sacrifie en vain, c’est tout.—

 

depuis la fin de la seconde guerre mondiale,

je n’appartiens plus à ce monde,

deux raisons m’ont empêché de me faire Seppuku,

je m’étais promis d’agir dès que possible,

après quelques temps, trop longtemps, le possible est enfin advenu,

je me suis projeté dans ce monde, à pleine dents,

j’y ai fait de multiples incursions, je cherchais,

ceux dont le compte n’était pas soldé, débiteurs des cuisines du diable.—

 

depuis plus de dix années, je vis en ermite,

je n’accepte aucune autorité,

pas même celle des faux-culs, assermentés d’Hippocrate,

ils exercent arbitrairement, une espèce de chantage odieux,

ils se concertent, observent ma décrépitude sans moufter,

dans mon coin, la compréhension compassionnelle,

ne fait plus partie de leur panoplie depuis longtemps,

je ne supporte plus mes congénères,

excepté ceux qui sont pourvu de courage,

une chose très rare dans l’hexagone, 

je m’en suis éloigné, je suis ailleurs,

                                                       loin—

 

la providence m’a pourtant accordé,

la plus belle chose, la plus importante,

qui puisse être donnée à un être humain,

celle qui lui dit qu’il a vécu concrètement, réellement,

j’ai rencontré mon complément, 

cet amour total, dont on rêve parfois,

cet être, qui possède le don de multiplier,

les joies, les bonheurs de la vie par mille,

Douchka, m’a été brusquement enlevée,

au même instant, la vie a perdu ses attraits, —

 

me suis jeté à bras le corps,

dans un bain de risques mal calculés,

sur un terrain instable, inconnu pour moi,

la Lubyanka m’a hébergé,

pendant trois années,

aujourd’hui, j’attends entre autres,

que dieu, ou l’un de ses compères,

veuille bien réparer cette injustice, 

compenser, ce bonheur qui m’a été arraché,

amputé, de cette partie essentielle de moi même,

sans laquelle je n’existe plus,

je ne suis plus rien, —

 

Douchka, je le sais aujourd’hui,

tu ne perdures que dans mes limbes neuronaux

chemin inextricable, dont le fil d’Ariane s’est rompu,

souvenirs abstraits,  que je cultive précieusement,

ils sont très précieux, ce sont eux qui étayent ce qui subsiste de nous. 

mon billet, cet aller simple, qui nous attend tous,

est là, au fond de ma poche,

mes doigts le frôlent de plus en plus souvent. —

Nuremberg novembre 1945,un procès pour rire,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 20 décembre, 2011 @ 12:22
mercredi 14 septembre 2011, 16:10:20 | poliakovAccéder à l’article complet

 

en novembre 1945, quelques jours avant l’ouverture du procès de Nuremberg, 

Nuremberg, s’agite comme une fourmilière, des ouvriers se pressent,

tout doit être terminé à la veille du 20 novembre prochain,

je me trouve dans cette ville, j’ai été sollicité par la commission américaine,

je participerai au procès en tant qu’interprète, pour le russe/allemand,

mes amis soviétiques de la Krassniia Armiia, m’ont recommandé pour ce job,

ils savent combien il me tient à coeur, mes “vacances” à Nuremberg ,

vont se prolonger pendant toute la durée du procès, je suis impatient,

pratiquer plusieurs langues, sans être menacé par des SS ou des Kapos,

ce sera un panard géant, j’ai hâte de participer à ce simulacre,

d’assister à cette farce concoctée, organisée par les trois pays concernés,

chacun d’entre eux, a exigé que l’on dissimule certains “événements”,

certains documents filmés par les soviétiques, les allemands ou les américains,

se sont “égarés”, certains ont brûlés par “inadvertance”,

Albert Speer, hautement coupable, sauvera sa peau en communiquant,

les positions de sites stratégiques japonais, je le déplore profondément,

Speer, procédait à des pendaisons iniques, dans les usines de V2,

en particulier sur le site sous terrain de Mittelbau-Dora,

il s’y comporta en assassin émérite, digne de son copain Adolf,

les “ouvriers” esclaves, dormaient sur place, à même le sol,

le moindre écart relevé par un Kapo, ils étaient accusés de sabotage,

pendus pour l’exemple, le soir même, en présence d’Albert Speer,

la moyenne de survie, était de trois semaines, rendement avant tout,

Albert Speer, malgré son faciès agréable, est un horrible meurtrier nazi,   

ce procès servira de témoignage “historique”, soigneusement  calculé,

ce potage au goût de goulash cosmopolite, est assaisonné au mensonge des images,

images auxquelles il est possible de faire dire ce que l’on souhaite,

selon les normes des vérités soviétiques, américaines et anglaises,

que l’on se doit de faire avaler aux peuples pour la postérité,

les français eux, ont réussi à s’immiscer en catimini, afin de faire croire,

qu’ils n’étaient pas les alliés des allemands, on fait comme ci,

malgré les accords passés avec von Choltitz, qui s’est abstenu de faire exploser Paris,

les français on “insisté” lourdement  auprès du commandement américain,

afin d’obtenir l’autorisation de ceux-ci, de “libérer” Paris,

une “libération” digne de figurer au rang des récipiendaires d’oscars hollywoodiens,

les allemands présents à Nuremberg, sont sidérés de voir des français,

assis au banc des accusateurs, la veille, ils étaient leurs meilleurs amis,—

 

je me ballade dans les ruines, dans un recoin, je tombe sur pièce délabrée,

qui fait fonction d’échoppe, le maitre de l’endroit, c’est Otto,

un allemand sympathique et jovial, qui propose de nombreux objets très hétéroclites,

je tombe en extase devant une superbe culotte taillée dans du velours noir,

il s’agit d’un modèle qui arrive à ras du bas des genoux,

un modèle bavarois ou tyrolien, avec des bretelles à plastron,

qui couvre la poitrine, avec ce type de suspensions, 

on est assuré et même rassuré, sa culotte reste bien en place,

un lacet de cuir ornent les côtés de cette culotte,

les poches et le plastron sont magnifiquement brodés,

j’ai acquis la panoplie complète, les grosses chaussettes, les chaussures,

je suis immédiatement séduit par la facture de cet ensemble, culotte, bretelles,

bien que ce style ne fasse partie de mes panoplies préférées,—

 

les allemands que je croise, ne sont pas très diserts, il fait froid,

le pays est en ruines, ils sont globalement abattus, le fameux Reich promis,

celui qui devait durer mille ans et plus, n’est plus qu’un souvenir,

tout ce qui se trouve autour de nous, n’est que ruines,

le palais de justice, dans lequel se tiendra le procès, est en pleine restauration,

il a été miraculeusement, partiellement épargné par les bombardements,

nous sommes en secteur américain, la police militaire est issue de l’armée US,

les américains ont la charge des travaux, ils emploient une foule d’ouvriers

en tous genres, certains spécialistes de l’armée, de très nombreux allemands,—

 

bon, revenons à ma culotte tyrolienne, j’en ai fait l’acquisition,

dans une toute petite échoppe délabrée, quelques mètres carrés,

Otto, outre sa propension pour la débrouille, est capable de vous fournir,

tout un tas de trucs qu’il n’expose pas, il est rarement pris en défaut,

Otto est sympathique, il exige tout de même d’être payé en dollars,

ou bien, d’échanger contre des objets divers et variés, qui resurgissent du néant,

nous sommes autour du 15 novembre 1945, les temps sont difficiles,

tout  est dévasté autour de moi, les magasins et boutiques,

sont réduits à l’état de ruines, tout est pulvérisé menu, menu,

au moment ou je prends ce vêtement en mains, afin de l’examiner,

de le palper, d’en jauger la qualité, de voir de près ce que je veux acquérir,

soudain, sans crier gare, un doberman fait irruption dans l’échoppe,

il est efflanqué, les cotes décharnées, tendent dangereusement sa peau,

pas un poil de graisse sur le paletot, très haut sur pattes,

il se dirige directement vers moi, plus précisément vers la culotte,

je me méfie de cette marque de canidés, je regarde alentours,

s’il n’est pas suivi par un ou deux SS, la guerre est terminée,

néanmoins certains (ex) SS nostalgiques, qui sont de véritables héros en Allemagne, 

ont parfois quelques réminiscences persistantes, ils ont été placés à la barre,

des plus importantes sociétés allemandes, aucun allemand, n’y trouve à redire, 

quelques uns, ont beaucoup de mal à accepter la défaite,—

 

Otto, de par son commerce, est un observateur aguerri, 

il pressent mon désarroi, il constate mon doute à propos de ce chien, 

il me rassure, en disant qu’il connaît ce chien, qu’il est inoffensif,

il répond au nom de Grüber, il traîne souvent dans le coin,

à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent,

il a peut être perdu son maitre, il se débrouille,

comme tout le monde en Allemagne, démerden sie sich,

toutefois, l’insistance avec laquelle ce chien détaille,

mémorise olfactivement cette culotte, est quelque peu surprenante, 

il se met à flairer consciencieusement, centimètre par centimètre, 

la culotte que je tiens en mains, comme s’il reconnaissait quelque chose,

appartenait-elle à son maitre ? Ou à une personne connue de lui ?

ces questions resteront sans doute sans réponse, nous verrons,

Grüber est tout excité, comme s’il retrouvait une piste connue ,

ce manège dure un peu trop longtemps à mon goût,

je me demande quel est le passé de Grüber, a-t-il été dressé?

il agit comme si je n’étais pas présent, seule la culotte l’intéresse,

il commence à pousser de petits couinements, mêlés à des grognements,

son train arrière, s’agite comme s’il avait touché un super jeu au poker,

tout bouge, y compris le moignon de queue qui lui reste,

Grüber, est l’objet d’une frénésie paroxystique,  

 

comme s’il avait trouvé un énorme fémur de mammouth,

je règle les quelques dollars pour mon achat à Otto,

il fait disparaître les billets dans sa poche, manière de prestidigitateur,

mon paquet sous le bras, je salue Otto, je quitte le petit gourbi,

j’ignore si c’est l’odeur de cette culotte ou ma personne,

devinez qui ne me lâche plus d’une semelle?

Grüber me colle aux talons, globalement, je préfère les animaux

aux humains, je lui achète quelque chose à manger,

en une seconde, il avale le tout, il me regarde, il possède un bon regard,

ce chien, n’est en rien responsable, du merdier qui nous entoure, 

ni des catastrophes déclenchées par l’agité du bocal à moustaches,

après un jour ou deux, Grüber m’a accepté, j’ai fait de même,

les dobermans sont des chiens très peureux, vous tapez dans vos mains,

ils s’enfuient beaucoup plus loin que leur sécurité l’exige,

c’est aussi pour cette raison qu’ils peuvent infliger des morsures,

simplement parce qu’ils ont la trouille,—

 

je ne m’adresse plus à Grüber en langue allemande,

il faut dire que cette langue est la préférée des dresseurs d’animaux,

qui bossent dans des cirques, elle est gutturale à souhait,

j’ai aussi décidé de ne plus appeler Grüber, Grüber, il a accepté,

sans trop faire de manière, je l’ai baptisé, Helmut, les phonèmes sonnent mieux,

de plus Helmut, est un nom qui me fait songer aux pistes de ski de Cortina d’Ampezzo,

c’est plus rassurant, Helmut a pris quelques kilogrammes,

en un rien de temps, aujourd’hui, il est réellement impressionnant,

il est très affectueux, il est toujours aussi trouillard,

il me suit partout, quand je ne peux vraiment pas l’emmener,

il m’attend patiemment dans la voiture, couché sur un plaid,

avec Helmut, personne ne sera tenté de s’approcher trop près de mon véhicule,—

 

en fait, je viens d’apprendre qu’ Helmut, n’est pas un doberman,

un copain m’a expliqué, qu’il s’agit d’un bas-rouge ou berger de Beauce,

sa marque m’importe peu, je m’y suis attaché, son label, je m’en tape,

alentours, les gens sont habitués à me voir passer accompagner de Helmut,

les chiens, on en aperçoit très peu, les humains, en cette période,

ne pense qu’à eux, trouver à manger, ne pas mourir de froid,

la survie limite de manière drastique, les épanchements de compassion,

je ne suis pas militaire, pourtant les autorités américaine ont jugé bon,

de m’affubler, d’un uniforme, avec le grade provisoire de lieutenant,

je suis averti que mon déguisement, me sera retiré dès la fin du procès,

je m’en tamponne, le procès m’intéresse au plus haut point, l’armée pas du tout,—

 

Je passe devant l’échoppe d’Otto, il me fait discrètement un signe, il veut me parler,

Pour la première fois, je constate qu’il est très excité, il en bafouille,

Otto m’explique que certaines usines ont repris  quelques productions,

ces fabriques, manquent cruellement de métaux, tous les métaux, ferreux ou non,

Les dirigeants sont contraints d’accepter de retraiter des métaux de récupération,

il faut alimenter les fours qui sont encore en état de produire,

les Bessemer, Martin, Thomas, et beaucoup d’autres,

un allemand ne peut pas mener officiellement ce type de transactions,

Otto possède une liste d’endroits repérés sur une carte,

ces lieux ont été les témoins muets de combats au cours desquels,

des blindés et autres matériels en tous genres,

sont restés sur place à l’état de rebuts, inutilisables pas les soldats,

nous convenons d’une somme en ce qui concerne cette carte,

de mon côté je connais des tziganes, rescapés dans mon style,

ils sont débrouillards, ils démontent tout ce qui se présente,

en moins de temps qu’il ne faut afin de le raconter,

ils ne savent ni lire ni écrire, je les connais assez bien,

de temps à autres, nous jouons de la musique ensemble,

nous passons d’agréables moments autour d’un feu de bois,

nous buvons, mangeons ce que chacun apporte, et jouons,

le plat de viande est souvent du niglo, du hérisson,

A suivre si le coeur m’en dit…..

 

 

 

A suivre..

Une histoire de Noël déroutante et triste,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 5 décembre, 2011 @ 6:59

Cette histoire ne se réfère pas à la dernière averse abondante, autant que mémorable, 

tombée sur la caboche des badauds et autres fâcheux, habitués à user leurs semelles, 

en ces lieux, par ailleurs assez gentiment préservés, du 13ème ardt de Paris,

je vous parle de la Butte aux Cailles, lieu hautement historique autant que populaire,

aujourd’hui transformé en pièges pour touristes, à la fois errants et rêveurs,

les cailles n’ont jamais au grand jamais, laissé beaucoup de plumes en ces lieux,

en fait, elles n’y ont jamais fait acte de présence,

Ce nom chargé de poésie, est la trace laissée par un certain sieur Caille qui, vers 1515, 

fit l’acquisition de cette butte, à cette époque, elle était recouverte de forêts épaisses,  

il y a bien longtemps que le sieur Caille, ne souffre plus du tout d’algies dentaires,

par contre, la Butte aux Cailles est un véritable creuset, en ce qui concerne cet esprit,

cet humour particulier qui y règne, il génère l’un des dialectes spontanés,

que forgent les titis de ce coin de Paris,

l’accent et les expressions, sont assez semblables à celles qui se pratiquent,

alentours de la rue Daguerre, sise dans le 14ème ardt de notre bonne capitale,

c’est là, sont nés les mots forgés, inventés par les enfants du cru,

ils composent les dialogues des films,d’un de ces plus ou moins titis,

son identité est Michel Audiard, ces images, ces clichés, lui ont valu sa renommée,

il ne sortait jamais sans un petit carnet, dans lequel il notait les expressions,

les phrases idiomatiques, imagées, truculentes, pétillantes, dotées d’une saveur inégalable, 

qui fusaient sans cesse autour de lui, les anciennes halles étaient une source inépuisable,

son lieu de prédilection, les louchebem, les chauffeurs de taxis, les titis en tous genres,

ont participé à la création de dialogues, qui ont fait rire tous les amateurs —-

                                                                                                                           

à l’instar de la gare de Perpignan pour Salvador Dali, décrétée par lui, nombril du monde, 

à l’instant ou je couche cette histoire sur le papier, ou plutôt sur mon écran,

le vieux barbu, tout de velours rouge vêtu, n’est pas encore parmi nous, 

en effet, n’oublions pas que nous sommes ici dans l’hémisphère Nord,

de l’autre côté de l’équateur, il visite les enfants au cours d’un hiver/été,

qui bénéficie d’un soleil qui darde ses rayons, il ne se demande pas, si c’est Noël ou pas,

le père Noël, subit les attaques d’un climat tropical, il bénéficie d’une cure de sauna,

vêtu de vêtements tropicaux, sur sa tête un bonnet de liège, le protège de la chaleur,

il essaye de se protéger du soleil, qui,dans cette partie de globe,tape comme un mal élevé,

c’est plus couleur locale, pourtant cet accoutrement, ne justifie pas l’absence de neige,  

la plupart des enfants africains, n’ont jamais aperçu un seul flocon de neige,

excepté dans ces boules de verre, qui enferme une très mignonne maisonnette, 

sur laquelle une chute de neige se déclenche quand on les agite,

les missionnaires du coinstaud, inventent des histoires à dormir debout,

sensées justifier cette légende auprès d’enfants naïfs, que l’on trompe facilement —-

                                                                                                                         

 Ma compagne et moi, nous nous connaissons depuis plus de vingt cinq printemps,

chaque année, fidèles et patients, nous attendons, nous espérons la venue du père Noël, le Santà Klaus français,

Noël, fait partie intégrante du folklore de Joelle ma compagne,

tradition que j’ai adoptée bien volontiers par courtoisie,

mon destin a voulu que je n’entende jamais parler d’aucune fête de quelque genre que ce soit,

pas avant d’être revenu de voyages dont l’issue était généralement fatale,

a mon retour miraculeux, nous nous sommes rencontrés, immédiatement nous avons décidé,

d’effectuer un jumelage Tel Aviv-Concarneau, ils nous expédient des sardines en boites,

en contrepartie, nous les fournissons en oranges, en provenance de Jaffa,

une ville magnifique, fondée quarante ans après le déluge, ça n’est pas d’hier,

je sais, vous nous détestez, je ne vais pas mentir afin de faire plaisir à des couards patentés

Il y a déjà deux années, nous l’attendions ce père Noël, comme à l’accoutumée.

Au cours des vingt quatre Noël précédents, l’attente fut vaine,

cela ne nous découragea en rien, l’espoir est un moteur indestructible.

                                                                                                                      

Cette année là, vers deux heures du matin, surprise ! Le père Noël apparaît,

il est là, devant nous, réplique vivante de ce que l’on peut voir dans les livres d’images,

une véritable carte postale, barbe blanche, bonnet à pompon, manteau rouge, col de fourrure,

hotte en jonc tressé, bottes montantes jusqu’aux cuisses, tout y est, jusqu’au moindre détail.

Ma compagne est ma cadette de vingt cinq ans, eh oui, c’est arrivé comme ça,

dame nature a daigné protéger mon aspect, les ans ne m’ont pas encore injurié,

elle, elle est blonde aux yeux bleus, de longs cheveux, un vrai Tanagra.

A la seconde même ou ils ont échangé un regard, le père Noël et Joelle

ne se quittent plus des yeux, ils sont fascinés, en état d’hypnose,

lui, ne me remarque pas du tout, pour eux je n’existe plus, je devenu transparent,

Ils se regardent encore, se rapprochent, puis, tranquillement, 

s’en vont bras dessus, bras dessous, sans daigner m’adresser le moindre mot,

Ébahi, je regarde, il est gonflé cette année le Père Noël, quel goujat ! 

il ne vient pas me faire un cadeau, il s’en va avec ma compagne.

J’en suis tellement esbaudi, incapable d’articuler un seul mot, salaud de père Noël !

Inutile de vous dire, que depuis ce jour funeste, je ne crois plus au Père Noël,

ni à ses bontés, ne me parlez plus de cet impudent barbu, 

qui prive l’un de ses admirateurs de sa présence quotidienne, son alter ego, 

bonnes gens, méfiez-vous, ce barbu légendaire, manque totalement de courtoisie.

Marécage de lâcheté ordinaire,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 30 juin, 2011 @ 8:28

la nuit passée, mes démons favoris, sont venus me tirer par les pieds,

ils savent que les grandes joies, quand on les observe avec attention,

la contrepartie, en est la tristesse, la déconvenue, le chagrin,

elles sont auréolées par une multitude de nuages sombres,

ils disent que la vie est une école, dont les cours sont sanctionnés,

pour tout un chacun, par la remise d’un diplome en forme de faire-part,

tamponné avec une date hypothétique, variable, imprévisible,

faire-part antipathique, excepté pour ceux dont les croyances,

laissent espérer un endroit mirifique, aménagé pour la joie et le bonheur,

à ce jour, nul n’en est revenu pour en témoigner, —-

suis déjà décédé une fois, une longue agonie de trois années, 

la mort me touchait du doigt à chaque instant, à chaque seconde,

je voulais ne plus la voir, ne plus savoir, je voulais survivre encore un peu,

le soir, allongé, épuisé, j’osais imaginer, parfois, je me prenais à rêver,

qu’un jour, je serai libre, que je pourrais retrouver ces bourreaux,

que le monde allait réagir, qu’il ne laisserait pas toutes ces horreurs impunies,

mais voilà, ils n’ont pas réagi, les juifs, les tziganes, les francs maçons,

les communistes, les homosexuels, les opposants, le monde s’en moque,

les voies ferrées, n’ont jamais été bombardées, ni aucun camp,

si l’on compte les camps et les subdivisions, il en existait mille deux cent,

bloquer les trains, les ralentir, aurait épargné des centaines de milliers de vies,

les soviétiques, sont passés à côté d’Auschwitz, sans même voir le camp,

ils sont revenus la semaine d’après, mettre en scène,

filmer les souvenirs d’une “fausse vraie libération”,

libération ? Libération de qui ? De quoi ? Dans les baraquements,

il ne restait que quelques morts vivants, la plupart d’entre eux sont morts,

quelques jours après cette “libération”, il n’y avait rien à libérer, que des fantômes,

des laissés pour compte pour la camarde, les SS, les ont abandonnés volontiers,

certains plus combinards, se sont fait photographier parmi les internés,

ou, raconté que c’était leur frimousse, qui figurait sur la photo,

celui-là, sans tatouage, à fait une grande carrière, à l’aide de ces photographies,

si un jour vous regardez ces photographies, remarquez ceci :

cet homme n’est pas maigre, il a tous ses cheveux, et pourtant,

il vous a tous trompés, de plus, je sais, qu’il n’a pas de numéro tatoué,

le monde, les humains, n’ont pas fait grand chose, ils se sont contentés,

d’un procès filmé, ont pendu quelques humains inhumains,

épargné l’un des plus nocifs, le “meilleur ami” d’Hitler, Albert Speer, pourquoi ?

Albert, communiqua aux américains, les plans stratégiques,

de sites industriels japonais, de cette manière,

il pu jouer les repentis, de cette manière, il échappa à la pendaison,

la vie de milliers d’internés, pendus sur son ordre, n’ont pas pesés dans la balance

de la justice, il fut traité royalement, il est encore de ce monde,

lui, faisait pendre de pauvres humains internés, devant tous les esclaves réunis,

le mot fatidique était : Sabotage ! Sabotieren !

quand cette accusation résonnait dans les haut-parleurs, le soir, avant le repos sur place,

 il y avait ordre de rassemblement, afin d’assister aux pendaisons,

cette méthode, maintenait la terreur à son plus haut niveau,

de cette manière, Speer, obtenait un “rendement” supérieur,

la vie des internés ne comptait pas, ils étaient vite remplacés,

il a fait mourir d’épuisement, des milliers de ces esclaves, pauvres hères, menacés,

en permanence, seul, l’instinct de survie, les faisait travailler jusqu’à la mort,

ils mouraient sur place, ils dormaient à même le sol, là, à l’endroit ou ils travaillaient,

comme les chevaux que l’on descendait dans les mines de charbon,

la survie dans ces usines, était en moyenne de trois semaines,

trois semaines, qui étaient un martyre intolérable en continu,

les chrétiens compatissent à propos de Jésus, imaginez les souffrances de ces internés,

combien de nazis ont été acceptés “amicalement” par les soviétiques et les américains,

en échange de leurs compétences techniques ou psycho-politiques,

les moments de joie, sont entourés d’une multitude de déconvenues parfois insupportables,

à tout moment, ils peuvent se laisser aller en une crise de tristesse infinie,

ces chagrins, sont le prix à payer, en contrepartie du miracle de la vie,

je ne partirai pas en paix, je le sais, je ne peux pas pardonner,

Douchka, ma Basherta, l’unique amour véritable,

complémentaire inconditionnel de mon existence, 

Douchka et moi, n’avons jamais ressenti le moindre désir de procréer,

cette étincelle, ce miracle de la vie, est éteint en nous, disparu,

vous, vous tous, nous faites courir de trop grands risques,

la propagande millénaire, modernisée par Josef Goebbels,

a atteint son but, relancé la haine, justifier l’extermination,

cette trame est encore imprimée en vos esprits,

impossible de les faire encourir à de jeunes bébés innocents,

je n’ai pas de progéniture, aucune trace à laisser à ce monde décadent,

les bébés, ne vous ont pas stoppés, vous jouiez au ball-trap avec eux,

 parfois, ils ont été jetés vivants dans les flammes, faute de mieux,

vos crimes sont trop injustes, monstrueux, calculés froidement,

jamais je n’ai entendu articuler le moindre regret, la moindre compassion,

sinon, constater votre déception, en voyant que certains d’entre nous,

ont échappé à l’extermination, les antisémites de tous bords

qui ne pouvaient plus s’exprimer au lendemain de l’extermination,

se sont engouffrés dans une brèche nouvelle, ils sont devenus les soi-disant défenseurs 

des palestiniens, ce conflit est l’occasion idéale, il permet d’extérioriser,

les opinions ancrées en eux, depuis des lustres, Israël n’est qu’un prétexte, —-

les politiques savent que le temps, est une arme inexorable,

il enveloppe tous les crimes, dans une épaisse couche d’oubli,

on montre des films relatant certains faits, ces archives sont tronquées,

il existe des documents d’archives, confisquées aux allemands,

je les ai vus, aujourd’hui, ils sont inaccessibles, enfermés à triple tour,

on peut y voir des images horribles, très peu d’entre vous les supporteraient, 

tortures infligées aux bébés, injections de produits divers,

et autres expériences, qui me font frémir, vomir de haine,

on ne les montre jamais, il ne faut pas traumatiser les allemands,

les diffuser aux intéressés,

est considéré comme contre-productif, voilà le mot :

                                                         Contre-productif,

ne pas humilier les allemands, ils ont massacré, et alors ?

d’aucuns pensent que la mort est une porte, une étape, vers autre chose,

bienheureux, ceux qui n’ont pas vu s’ouvrir, la porte d’une chambre à gaz,

qui vomit des monceaux de cadavres imbriqués, soudés par la souffrance,

ces morts là, les plus faibles en dessous, crispés dans l’ultime moment de douleur extrême,

en tendant un peu l’oreille, on entend nettement les cris d’une agonie horrible,

non, ces morts là, ne sont pas mort en paix,

les démons savent, que les peopleries en vogue,

ne sont qu’un masque posé sur les réalités,

ils souhaitent passer le relais en douceur, équipés d’œillères,

personne ne m’assistera avec empathie, lors de mon départ,

ils sont absents, visages imprimés dans ma mémoire,

tous rangés dans des neurones souvenirs,

qui se refusent à devenir flous,—-

        les démons, je les connais trop bien, je ne désire pas voir leurs caboches de près,

surtout quand ils sont affublés de tenues camouflées, style Rambo 4,

ils deviennent de plus en plus agressifs, ces chacals piaffants, 

tout à coup, à ma grande surprise, les démons forment un vaste cercle,

           ils connaissent les faiblesses humaines, ils les exploitent,

ils déclenchent le film, puis concluent, en une sarabande effrénée,

ils s’en vont bras dessus, bras dessous, comme des tarlouzes en folies, 

ils partent, incommoder un autre gogo, figurant sur leurs tablettes,

par instant, une lumière jaunâtre éclaire leur faciès repoussants,

ils me tapent sur le système, ils me font bouillir,

la porte de ma chambre s’ouvre comme par enchantement,

une espèce de charrette entre, poussée par deux démons,

elle est recouverte de gâteaux, de nourritures exotiques, de toutes sortes,

de fruits, dans des boites, ils exposent des pétards prêts à l’emploi,

par curiosité, j’ingurgite une part d’un gâteau, couleur vert bouteille,

peu après, la pièce s’illumine, toute la chambre se colore, rose bonbon anglais,

ces parts de gâteau, sont visiblement renforcées beuze premier choix,

de la pakistanaise, les plus raffinés pour ce genre de produits,

du naturel, du pur, du bon, du roulé main,

je flotte dans un océan de gaz bleu et rose,

les démons ont changé de couleur, ils ressemblent à des enseignes,

de coiffeur, enseignes qui tournent à une vitesse folle,

              j’aimerais agir de manière à inhiber leurs velléités malfaisantes,

j’ignore de quelle manière agir, je cherche, je cherche,

il faut que je trouve vite fait, je dois trouver,

j’ai déjà essayé une multitude d’astuces,

je vais les escagasser, les estranciner sévère,

leur coller une nausée permanente, indélébile,

eux ? Ils me rient au nez, ils se tapent sur leur bedon rebondi,

ces vilains succubes, dansent groupés en farandoles,

leurs yeux inamicaux, jettent des éclairs colorés,

je les arrose, à l’aide de deux pistolets mitrailleurs,

Uzi est tu là ? Poinçonnés à Jérusalem,

j’envoie la partition, je leur joue la valse des tac-tac-tac !

               quand je n’y tiens plus, les doses de plomb chaud, s’étalent dans toute la pièce,

balance une série de rafales, les plâtres hurlent de douleur,

en vain, seuls, les murs se souviennent, ils ne peuvent pas nier,

ils sont au bord de l’affaissement, du collapsus fracassant,

bientôt, les voisins vont se retrouver la tête plantée,

jusqu’aux narines, dans le parquet à la française de ma chambre,

je ne perds pas espoir de contrecarrer ces malfaisants,

tous les jours, j’étudie des grimoires anciens,

vieux de plusieurs siècles, dérobés aux puces de saint Ouen,

instinctivement, je sais qu’ils renferment la solution espérée.—-

              la camarde repoussée à moultes reprises, depuis si longtemps,

je suis arrivé à me persuadé qu’elle m’avait oublié,

que j’avais gagné une ou deux parties gratuites,

                                                          mais……

ce matin, au réveil, mon reflet dans le miroir, affiche,

deux superbes ailes blanches, elles se déploient majestueusement,

naturellement fixées à mon dos, je jubile, enfin, elles sont là !

c’est bien, je n’en attendais pas moins de la providence, 

je vais pouvoir rejoindre tous ceux qui me manquent tellement, à chaque instant,

mêler enfin, mes particules aux leurs, —-

Spleen ordinaire,

Classé dans : Non classé — 28 juin, 2011 @ 3:11

Étendu sur le canapé de ma chambre, j’aperçois,

une foule de visiteurs qui défilent, plus ou moins éméchés,

lapins chapeautés, qui tapent sur des tambours en cadence,

souris endimanchées, portant des chapeaux pointus, enrubannés,

des oies, la tête chaussée de casques à pointes modèle Reischoffen,

déambulent sur le parquet, d’un pas décidé du même nom,

elles passent, en rangs serrés, tambour major, musique en tête,

certaines d’entre elles, jouent du fifre ou de la flûte traversière,

l’influence stylistique est nette, on repère d’anciens élèves,

de Jean-Pierre Rampal, dont les trilles flottent encore par ici,

leur virtuosité, fait honneur à la mémoire du maître incontesté,

les plus remuants, sont sans aucune contestation possible,

les anges gardiens, droits dans leurs bottes, affublés d’ailes multicolores, 

vêtus de collants, qui moulent leurs corps diaphanes,

confirmant, l’incertitude de leur sexe, indéfini,

virevoltent, tourbillonnent, exécutent des plongeons en piqué,

on pourrait penser, qu’ils ont dérangé un nid de frelons mahousses,

ils se comportent comme des rapaces, fondant,

sur une proie, émettant des sifflements effrayants,

à l’instar des Stukas, expédiés en l’an de grâce 1936,

cadeau, d’Hitler et Mussolini, à leur ami le Caudillo,

               Stukas, accompagnés en prime, par la légion Condor, —-

en fermant les yeux, j’entends des bruits de bottes accompagnés 

par les cuivres de Wagner, campées sur des chevaux caparaçonnés, 

les walkyries, cheveux au vent, envahissent la pièce,

musique assourdissante, mes cheveux se dressent sur mon crane,

des images de mon passé défilent, impossible d’oublier,

inutile d’adouber Clausewitz, le recours à la guerre,

est la confirmation de la stupidité du genre humain,

des chefs, ceux qui dirigent, qui manipulent, avec avidité,

à l’aide de discours enflammés, ils leur procurent,

des spasmes semblables à un coït interminable,

ceux là, ces chefs, poursuivent un rêve de grandeur,

au sein duquel, il n’y a pas de place pour l’homme,

il n’est qu’un médium, un outil, que l’on peut casser,

ils ne respectent pas, ce hasard extraordinaire, la vie,

le Caudillo, le Duce, et le Führer, tous trois adulés,

par des foules de moutons, obnubilés, anesthésiés,

en état d’hypnose, ils sont fin prêts, prêts à mourir pour eux,

ils souffrent du même syndrome, le bras droit tendu,

raide comme piquet, pointé vers un ennemi imaginaire,

innocent, que l’on va enduire, de tous les maux,

exultent, hurlent les noms respectifs de ces surhommes,

qui les mèneront, vers un succès, un bonheur éternel ou presque,

c’est la jouissance, le symposium de l’extase, —-

ils tentent d’amadouer Thànatos, de l’émouvoir,

ils sont des anges, ils devraient savoir,

qu’il est dangereux pour leurs ailes, de tergiverser avec elle,

cette faucheuse ultime, wagon de queue pour humains,

celle qui transforme toute existence terrestre en souvenirs,   

obtenir une remise de peine, pour bonne conduite, est tache ardue,

intraitable qu’elle est, la madame, je te fais la tête en os, 

à moins que vous connaissiez son point faible,

eh oui, madame n’est pas parfaite,

elle aussi a son talon d’Achille, —- 

la seule façon de la contrer, c’est de l’attendre dans un coin noir,

lui coller furtivement, un pain mahousse sur sa tronche de cake,

plus le coup est puissant, plus madame est satisfaite,

la commotion, lui trouble la mémoire, vous mordez le tableau ?,

elle ne sait plus ou elle habite, elle en oublie, ce pourquoi elle est venue,

ça lui fait des vacances, et vous, vous jouez les prolongations,

la mémère repart bredouille, expliquer cet échec à son taulier, —-

les démons qui m’habitent sont innombrables,

ils sont la cause d’un embouteillage à l’entrée de ma survie, 

ils persistent, avec un manque de courtoisie évident, 

désirent franchir, le chambranle de la porte d’entrée, 

vêtus de couleurs vives, cuirassés de lunettes solaires, 

ils accourent en rangs serrés, au coude à coude, 

ils défilent en arborant des panneaux, sur lesquels on peut lire:

“la retraite est une arnaque!”, “c’est l’antichambre de la mort,

elle génère l’ennui, l’ennui, offense majeure à la vie,

l’ennui, est le cousin germain de la déprime, la perte d’intérêt,

c’est lui le principal pourvoyeur, des salles de réanimation, —-

ils continuent en exécutant une farandole endiablée,

qui n’est pas sans rappeler,les plus belles soirées,

passées chez madame Angèle, un lieu mémorable,

les démons répandent les peurs, celles qui réduisent les esprits,

manière de Jivaros, façon porte-clefs collector,

qui enserre les sésames d’un autre monde hypothétique,

un monde parfait, promesse cléricale sans certitude, 

psychanalystes, dont le métier consiste à envelopper,

appliquer un bandage salvateur, sur nos idées négatives,

ils sont persuadés, que je présente un peep show,

mais voilà, le lourd rideau de velours rouge,

termine sa course, idée que j’ai rangée dans un tiroir,

l’espoir, c’est toujours vouloir repousser les limites,

jusqu’à l’instant ultime, quand elles vous tombent sur la tronche,

nonobstant ses surprises, ses défauts, il n’existe rien,

rien de plus passionnant que l’existence, rien, —-

souvenirs constitués de quelques moments,

d’hyperlucidité, de connections intenses,

qui font reluire l’emballage cadeau,

et nini, quand c’est fini, c’est bien fini.

il reste le conseil des “comedian harmonists”,

qui susurraient, dans les oreilles d’Hitler,

“Amusez-vous, foutez vous de tout,  

la vie entre nous, est si brève,”

dans le même temps, Adolf et son âme damnée, Herr Doktor Goebbels,

se tapaient sur le bedon, en constatant que tous les dirigeants

d’Europe et d’Amérique, se dégonflaient comme des baudruches,

ils étaient là, culotte en main, en attendant la vaseline,

Staline, leur flanquait une trouille bleue, —-

occasion de constater cette lâcheté endémique, héréditaire, 

les trains ont roulé, sans la moindre intervention de qui que ce soit,

ils apportaient leur quota de génocide, de mort atroce,

sans que jamais la moindre bombe vienne ralentir,

                       ce mouvement infernal, meurtrier,

                       et ce, jusqu’à l’arrivée des soviétiques,

                              cette vision ne me quittera jamais, 

                                    elle me rejoint toutes les nuits,

providence, faites que l’âme de ces juifs hongrois,

                                                       derniers sacrifiés,

                                      sur l’autel glacé d’une obsession barbare,

             faites, qu’ils n’oublient pas de venir vous tirer les pieds,

                                   afin de se rappeler à votre bon souvenir, —-

fait tomber la foudre,

sur leur destin de franchouillards,

qui, en catimini, oeuvrent à réhabiliter,

le sieur Louis Ferdinand Destouches, dit Céline,

tout est de la faute de son papa, il était antidreyfusard !

Céline, un besogneux,

aujourd’hui, il a rejoint Robert Denoël, flingué par un colt.45 en 1945,

boulevard saint Germain, à bord de son automobile, Amen ! —-

psaume, plus un aller simple,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 28 juin, 2011 @ 3:02

 

Parce que ce monde repose sur une aile acérée,

ce qui adviendra demain, 

aucun humain, ne le peut le savoir,    

         je suis prêt pour la désintégration de mon esprit,

        déshonore-moi, œildelaterre,

 

        attaquemon cœur hérissé, répand la terreur,

        saute surmoi, meute dechiens pesants,salivant la lumière,

 

        dévore mon cerveau, en unflux sans fin de la conscience,

je crains ta promesse, de faire hurler de peur ma prière, 

descendez, Lumière du Créateur & Dévoreurde l’humanité,

bouleverse le monde, dans sa folie de bombes et de meurtres,

 

Volcans de chair sur Londres,

sur Paris, une pluie d’yeux

tombereaux de cœurs angéliques,

traînant les murs du Kremlin

  

lamelle d’une coupe du crâne de la lumière, à New York

multitude de pieds empierrés, sur les terrasses de Pékin

voiles de gaz électrique, descendant sur  l’Inde

villes de bactéries, envahissantle cerveau

l’âme s’échappe, dans un caoutchouc, 

faisant onduler les bouches du paradis-

 

descendez C’est le Grand Appel,

c’est leTocsin de la Guerre Éternelle,

c’est le cri de l’esprit,tué dans les nébuleuses,

c’est la cloche d’or de l’église,qui n’a jamais existé,

c’est le boom,dans le cœur d’un rayon de soleil,

c’est la trompette du Ver infini, jusqu’à la mort,

l’appel de la castration sans mains,

qui veut saisir, les semences d’or de l’avenir,

à travers le séismeet le volcan du monde
 

ensevelis mes pieds sous les Andes,

éclabousse le Sphinx avec mon cerveau,

drape ma barbe et mes cheveux,

sur l’Empire State Building
 

couvre mon ventre avec des mains de mousse,

remplis mes oreilles avec ta foudre, moi aveugle,

avec un arc en ciel prophétique,
 

Que je goûte lamer de d’être enfin,

que je touche tes génitales dans le palmier,


que la grande majoritéde l’avenir,entre dans ma bouche,

au son de ta création, à jamais à naître, 

beauté invisible à mon siècle! 

le Séraphin fait l’éloge de ton nom,

toi même, en une fois, dans une énorme bouche de l’univers,

fait une réponse de viande —-

 

ton appétit, insatiable, transcende vers le néant,

laisser ce qui est familier, aller vers le séisme originel 

les humains croient qu’ils sont nés pour être heureux,

axiome, justifiant toutes les bassesses,

la solitude en est l’antichambre,

l’ennui, est imperméable aux gouttes de l’élixir d’éternité,

les eaux du Gange, en témoignent sans relâche —-

 

le nom de la Mort résonne, dans les nombreux esprits des mondes,

la clef de la vie, se trouve finalement,

                                            en nous-mêmes —-

 

 

Noyade de désespérance,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 28 juin, 2011 @ 2:59

je suis un homme seul, ermite égaré, perdu sur la banquise arctique,

là, ou la courbure du jour, hésite à faire place à la nuit,

les corbeaux eux même ont renoncé à se balader par ici,

ils seraient contraints de survoler la calotte glaciaire,

la larme à l’oeil, équipés de moufles, d’une musette pleine de victuailles,

nul voisin, rien qui bouge, dans un rayon de mille kilomètres,

à l’exception d’un vieil ours blanc au poil jauni, qui déambule,

de la glace qui flotte dispersée en gros blocs qui dérivent,

l’ours, se dandine avec une élégance empreinte de noblesse,

il est tyrannisé, il doit forcément s’adapter aux évènements, 

il en ignore les raisons, son instinct n’agite aucune clochette,

il est incapable d’imaginer le pouvoir néfaste de destruction des humains,

nous nous regardons avec compassion, vous avons décidé tacitement,

devant l’adversité, de devenir copains, une entente cordiale,

pacte de non agression, cet animal possède un bon regard, 

il a su immédiatement que je n’étais pas un danger pour lui,

il ne m’a pas inscrit, sur son catalogue de produits de bouche,

à l’instar des enfants de Colombo, armés de crochets de fortune,

qui cherchent a arracher quelques sous, à cette montagne d’immondices posée là, 

ils fouillent leur pitance, dans une puanteur horrible, nauséabonde,

inventée par l’homme, qui ne veut pas voir les conséquences de ses actes,

cet ours, la solitude il la vit, il ne sait rien d’autre, la banquise se dérobe,

elle se délite de plus en plus tôt, les plaques de glace flottent à la dérive,

comme si elles voulaient retrouver le fantôme d’un Titanic errant,

revenir à une époque ou les gens étaient moins nombreux,

les hommes, envieux, avides de tout, ont transformé la planète, en déjections,

notre belle planète bleue, c’est elle le miracle, il est là le paradis dont on parle,

les voyageurs, serrés en groupes, découvrent des beautés falsifiées, arrangées,

le globe devient un gigantesque disneyland, voyages fabriqués sur mesures,

notre planète, est une gigantesque poubelle, caverne d’un Ali-Baba monstrueux,

ou s’accumulent des déchets de toutes sortes, des macromolécules toxiques,

dont certaines durent plus longtemps qu’une vie humaine,

elles suivent les courants, s’accumulent, pièges mortels pour tout ce qui vit,

les poissons ingèrent ces déchets, ils ne sont pas inscrits dans leur mémoire,

ils sont décimés, jamais ils n’ont été en contact avec un danger de ce type,

la nature, n’invente pas de traquenards de cet acabit, les hommes oui,

cet état, ne correspond pas à ma nature, je lâche prise,

s’agripper, ne fait que rendre le passage plus douloureux,

oublier les contacts, peindre, chanter, jouer de la musique,

les humains, je les aime, ceux que j’aime particulièrement ne sont plus,

les autres, je ne les connais pas, j’ignore ou ils se trouvent,

je souffre de ne pas les avoir rencontrés,

le destin, la providence, décident de notre route,

ce cheminement, l’homme le croit long et important,

il est infime, court, insignifiant, furtif,

pas même l’équivalent d’un battement d’ailes de papillon —

 

illusions ectoplasmiques

Classé dans : Non classé — 25 juin, 2011 @ 12:11

Étendu sur le canapé de ma chambre, j’aperçois,

une foule de visiteurs qui défilent, plus ou moins éméchés,

lapins chapeautés, qui tapent sur des tambours en cadence,

souris endimanchées, portant des chapeaux pointus enrubannés,

des oies, la tête chaussée de casques à pointes,

déambulent sur le parquet, au pas du même nom,

elles passent, en rangs serrés, tambour major, musique en tête,

certaines d’entre elles, jouent du fifre ou de la flûte traversière,

au style, on repère d’anciens élèves du regretté virtuose, Jean-Pierre Rampal,

leur aisance,leur technique,font honneur au maître, aujourd’hui disparu,

les plus remuants, sont sans aucune contestation possible,

les anges gardiens, droits dans leurs bottes, affublés d’ailes multicolores, 

vêtus de collants, qui moulent leurs corps diaphanes,

soulignant leurs formes d’androgynes venus d’un ailleurs inconnu de nous,

ils virevoltent, tourbillonnent, exécutent des plongeons en piqué,

on pourrait penser, qu’ils ont dérangé un nid de frelons mahousses,

ils se comportent comme des rapaces, fondant,

sur une proie, émettant des sifflements effrayants,

à l’instar des Stukas, expédiés en l’an de grâce 1936,

cadeaux, d’Hitler et Mussolini, destinés au Caudillo,

               Stukas, accompagnés en prime, par la légion Condor, —-

en fermant les yeux, j’entends des bruits de bottes accompagnés 

par les cuivres de Wagner, campées sur des chevaux caparaçonnés, 

les walkyries, cheveux au vent, envahissent la pièce,

musique assourdissante, mes cheveux se dressent sur mon crane,

des images de mon passé défilent, impossible d’oublier,

inutile d’adouber Clausewitz, le recours à la guerre,

est la confirmation de la stupidité du genre humain,

des chefs, ceux qui dirigent, qui manipulent, avec avidité,

à l’aide de discours enflammés, ils leur procurent,

des spasmes semblables à un coït interminable,

ceux là, ces chefs, poursuivent un rêve de grandeur,

au sein duquel, il n’y a pas de place pour l’homme,

il n’est qu’un médium, un outil, que l’on peut casser,

ils ne respectent pas, ce hasard extraordinaire, la vie,

le Caudillo, le Duce, et le Führer, tous trois adulés,

par des foules de moutons, obnubilés, anesthésiés,

en état d’hypnose, ils sont fin prêts, prêts à mourir pour eux,

ils souffrent du même syndrome, le bras droit tendu,

raide comme piquet, pointé vers un ennemi imaginaire,

innocent, que l’on va enduire, de tous les maux,

exultent, hurlent les noms respectifs de ces surhommes,

qui les mèneront, vers un succès, un bonheur éternel ou presque,

c’est la jouissance, le symposium de l’extase, —-

ils tentent d’amadouer Thànatos, de l’émouvoir,

ils sont des anges, ils devraient savoir,

qu’il est dangereux pour leurs ailes, de tergiverser avec elle,

cette faucheuse ultime, wagon de queue pour humains,

celle qui transforme toute existence terrestre en souvenirs,   

obtenir une remise de peine, pour bonne conduite, est tache ardue,

intraitable qu’elle est, la madame, je te fais la tête en os, 

à moins que vous connaissiez son point faible,

eh oui, madame n’est pas parfaite,

elle aussi a son talon d’Achille, —- 

la seule façon de la contrer, c’est de l’attendre dans un coin noir,

lui coller furtivement, un pain mahousse sur sa tronche de cake,

plus le coup est puissant, plus madame est satisfaite,

la commotion, lui trouble la mémoire, vous mordez le tableau ?,

elle ne sait plus ou elle habite, elle en oublie, ce pourquoi elle est venue,

ça lui fait des vacances, et vous, vous jouez les prolongations,

la mémère repart bredouille, expliquer cet échec à son taulier, —-

les démons qui m’habitent sont innombrables,

ils sont la cause d’un embouteillage à l’entrée de ma survie, 

ils persistent, avec un manque de courtoisie évident, 

désirent franchir, le chambranle de la porte d’entrée, 

vêtus de couleurs vives, cuirassés de lunettes solaires, 

ils accourent en rangs serrés, au coude à coude, 

ils défilent en arborant des panneaux, sur lesquels on peut lire:

“la retraite est une arnaque!”, “c’est l’antichambre de la mort,

elle génère l’ennui, l’ennui, offense majeure à la vie,

l’ennui, est le cousin germain de la déprime, la perte d’intérêt,

c’est lui le principal pourvoyeur, des salles de réanimation, —-

ils continuent en exécutant une farandole endiablée,

qui n’est pas sans rappeler,les plus belles soirées,

passées chez madame Angèle, un lieu mémorable,

les démons répandent les peurs, celles qui réduisent les esprits,

manière de Jivaros, façon porte clef collector,

qui enserre les sésames d’un autre monde hypothétique,

un monde parfait, promesse cléricale sans certitude, 

psychanalystes, dont le métier consiste à envelopper,

appliquer un bandage salvateur, sur vos idées négatives,

ils sont persuadés, que je présente un peep show,

mais voilà, le lourd rideau de velours rouge,

termine sa course, idée que j’ai rangée dans un tiroir,

l’espoir, c’est toujours vouloir repousser les limites,

jusqu’à l’instant ultime, quand elles vous tombent sur la tronche,

nonobstant ses surprises, ses défauts, il n’existe rien,

rien de plus passionnant que l’existence, rien, —-

souvenirs constitués de quelques moments,

d’hyperlucidité, de connections intenses,

qui font reluire l’emballage cadeau,

et nini, quand c’est fini, c’est bien fini.

il reste le conseil des “comedian harmonists”,

qui susurraient, dans les oreilles d’Hitler,

“Amusez-vous, foutez vous de tout,  

la vie entre nous, est si brève,”

dans le même temps, Adolf et son âme damnée et jumelle, Herr Doktor Goebbels,

se tapaient sur le bedon, en constatant que tous les dirigeants

d’Europe et d’Amérique, se dégonflaient comme des baudruches,

ils étaient là, culotte en main, en attendant la vaseline,

Staline, leur flanquait une trouille bleue, —-

occasion de constater cette lâcheté endémique, héréditaire, 

les trains ont roulé, sans la moindre intervention de qui que ce soit,

ils apportaient leur quota de génocide, de mort atroce,

sans que jamais la moindre bombe vienne ralentir,

                       ce mouvement infernal, meurtrier,

                       et ce, jusqu’à l’arrivée des soviétiques,

                              cette vision ne me quittera jamais, 

                                    elle me rejoint toutes les nuits,

providence, faites que l’âme de ces juifs hongrois,

                                                       derniers sacrifiés,

                                      sur l’autel glacé d’une obsession barbare,

             faites, qu’ils n’oublient pas de venir vous tirer les pieds,

                                   afin de se rappeler à votre bon souvenir, —-

fait tomber la foudre,

sur leur destin de franchouillards,

qui, en catimini, oeuvrent à réhabiliter,

le sieur Louis Ferdinand Destouches, dit Céline,

tout est de la faute de son papa, il était antidreyfusard !

Céline, un besogneux,

aujourd’hui, il a rejoint Robert Denoël, flingué en 1945,

boulevard saint Germain, à bord de son automobile, Amen ! —-

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Sieste agitée,

Classé dans : Non classé — 24 juin, 2011 @ 6:07

Étendu sur le canapé de ma chambre, j’aperçois,

une foule de visiteurs qui défilent, plus ou moins éméchés,

lapins chapeautés, qui tapent sur des tambours en cadence,

souris endimanchées, portant des chapeaux pointus enrubannés,

des oies casquées, qui marchent au pas du même nom,

elles passent, en rangs serrés, tambour major, musique en tête,

certaines d’entre elles, jouent du fifre ou de la flûte traversière,

au style, on repère d’anciens élèves du regretté, Jean-Pierre Rampal,

leur virtuosité, leur technique, font honneur au maître, aujourd’hui disparu,

les plus remuants, sont sans aucune contestation possible,

les anges gardiens, droits dans leurs bottes, affublés d’ailes multicolores, 

vêtus de collants, qui moulent leurs corps diaphanes,

confirmant, l’incertitude concernant leur sexe,

virevoltent, tourbillonnent, exécutent des plongeons en piqué,

on pourrait penser, qu’ils ont dérangé un nid de frelons mahousses,

ils se comportent comme des rapaces, fondant,

sur une proie, émettant des sifflements effrayants,

à l’instar des Stukas, expédiés en l’an de grâce 1936,

cadeaux, d’Hitler et Mussolini, destinés au Caudillo,

               Stukas, accompagnés en prime, par la légion Condor, —-

en fermant les yeux, j’entends des bruits de bottes accompagnés 

par les cuivres de Wagner, campées sur des chevaux caparaçonnés, 

les walkyries, cheveux au vent, envahissent la pièce,

musique assourdissante, mes cheveux se dressent sur mon crane,

des images de mon passé défilent, impossible d’oublier,

inutile d’adouber Clausewitz, le recours à la guerre,

est la confirmation de la stupidité du genre humain,

des chefs, ceux qui dirigent, qui manipulent, avec avidité,

à l’aide de discours enflammés, ils leur procurent,

des spasmes semblables à un coït monstrueux, interminable,

ceux là, ces chefs, poursuivent un rêve de grandeur,

au sein duquel, il n’y a pas de place pour l’homme,

il n’est qu’un médium, un outil, que l’on peut casser,

ils ne respectent pas, ce hasard extraordinaire, la vie,

le Caudillo, le Duce, et le Führer, tous trois adulés,

par des foules de moutons, obnubilés, anesthésiés,

en état d’hypnose, ils sont fin prêts, prêts à mourir pour eux,

ils souffrent du même syndrome, le bras droit tendu,

raide comme piquet, pointé vers un ennemi imaginaire,

innocent, que l’on va enduire, de tous les maux,

exultent, hurlent les noms respectifs de ces surhommes,

qui les mèneront, vers un succès, un bonheur éternel ou presque,

c’est la jouissance, le symposium de l’extase, —-

ils tentent d’amadouer Thànatos, de l’émouvoir,

ils sont des anges, ils devraient savoir,

qu’il est dangereux pour leurs ailes, de tergiverser avec elle,

cette faucheuse ultime, wagon de queue pour humains,

celle qui transforme toute existence terrestre en souvenirs,   

obtenir une remise de peine, pour bonne conduite, est tache ardue,

intraitable qu’elle est, la madame, je te fais la tête en os, 

à moins que vous connaissiez son point faible,

eh oui, madame n’est pas parfaite,

elle aussi a son talon d’Achille, —- 

la seule façon de la contrer, c’est de l’attendre dans un coin noir,

lui coller furtivement, un pain mahousse sur sa tronche de cake,

plus le coup est puissant, plus madame est satisfaite,

la commotion, lui trouble la mémoire, vous mordez le tableau ?,

elle ne sait plus ou elle habite, elle en oublie, ce pourquoi elle est venue,

ça lui fait des vacances, et vous, vous jouez les prolongations,

la mémère repart bredouille, expliquer cet échec à son taulier, —-

les démons qui m’habitent sont innombrables,

ils sont la cause d’un embouteillage à l’entrée de ma survie, 

ils persistent, avec un manque de courtoisie évident, 

désirent franchir, le chambranle de la porte d’entrée, 

vêtus de couleurs vives, cuirassés de lunettes solaires, 

ils accourent en rangs serrés, au coude à coude, 

ils défilent en arborant des panneaux, sur lesquels on peut lire:

“la retraite est une arnaque!”, “c’est l’antichambre de la mort,

elle génère l’ennui, l’ennui, offense majeure à la vie,

l’ennui, est le cousin germain de la déprime, la perte d’intérêt,

c’est lui le principal pourvoyeur, des salles de réanimation, —-

ils continuent en exécutant une farandole endiablée,

qui n’est pas sans rappeler,les plus belles soirées,

passées chez madame Angèle, un lieu mémorable,

les démons répandent les peurs, celles qui réduisent les esprits,

manière de Jivaros, façon porte clef collector,

qui enserre les sésames d’un autre monde hypothétique,

un monde parfait, promesse cléricale sans certitude, 

psychanalystes, dont le métier consiste à envelopper,

appliquer un bandage salvateur, sur vos idées négatives,

ils sont persuadés, que je présente un peep show,

mais voilà, le lourd rideau de velours rouge,

termine sa course, idée que j’ai rangée dans un tiroir,

l’espoir, c’est toujours vouloir repousser les limites,

jusqu’à l’instant ultime, quand elles vous tombent sur la tronche,

nonobstant ses surprises, ses défauts, il n’existe rien,

rien de plus passionnant que l’existence, rien, —-

souvenirs constitués de quelques moments,

d’hyperlucidité, de connections intenses,

qui font reluire l’emballage cadeau,

et nini, quand c’est fini, c’est bien fini.

il reste le conseil des “comedian harmonists”,

qui susurraient, dans les oreilles d’Hitler,

“Amusez-vous, foutez vous de tout,  

la vie entre nous, est si brève,”

dans le même temps, Adolf et son âme damnée, Herr Doktor Goebbels,

se tapaient sur le bedon, en constatant que tous les dirigeants

d’Europe et d’Amérique, se dégonflaient comme des baudruches,

ils étaient là, culotte en main, en attendant la vaseline,

Staline, leur flanquait une trouille bleue, —-

occasion de constater cette lâcheté endémique, héréditaire, 

les trains ont roulé, sans la moindre intervention de qui que ce soit,

ils apportaient leur quota de génocide, de mort atroce,

sans que jamais la moindre bombe vienne ralentir,

                       ce mouvement infernal, meurtrier,

                       et ce, jusqu’à l’arrivée des soviétiques,

                              cette vision ne me quittera jamais, 

                                    elle me rejoint toutes les nuits,

providence, faites que l’âme de ces juifs hongrois,

                                                       derniers sacrifiés,

                                      sur l’autel glacé d’une obsession barbare,

             faites, qu’ils n’oublient pas de venir vous tirer les pieds,

                                   afin de se rappeler à votre bon souvenir, —-

fait tomber la foudre,

sur leur destin de franchouillards,

qui, en catimini, oeuvrent afin de réhabiliter,

le sieur Louis Ferdinand Destouches, dit Céline,

tout est de la faute de son papa, il était antidreyfusards !

Céline, un besogneux, il a rejoint Robert Denoël, flingué en 1945. —-

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Nostalgie, spleen ordinaire,

Classé dans : J'écris pour moi, et aussi pour vous, — 24 juin, 2011 @ 11:25

 

 mon sablier s’agite, il trépigne, la poudre fine s’enfuit, de nombreux souvenirs refont surface,

manière de cadavre, qui remonte de son séjour, subaquatique,

lassé d’être colloqué au fond vaseux, putride,répugnant,

d’un étang nauséabond, qui témoigne de la couardise de ce peuple cocardier,

le coq gaulois, s’égosille, les deux pattes plantées dans son tas de fumier familier,

fumier traditionnel, emblématique et numismatique, pour les plus anciens,

je suis revenu dans ce pays, aujourd’hui, je crois que ce fut une erreur,

J’attendais des regrets, je n’en ai jamais entendu l’ombre d’un seul, pas un,

les français sont globalement couards, psychorigides, incultes et arrogants,

depuis mon évasion de cette marche à la mort, début de janvier 1945, tous les jours,

je festoie, je me réjouis, je remercie la providence, d’avoir prolongé mon existence,

d’avoir laissé perdurer ce miracle, ce bail, dont nul n’en connaît le terme exact,

il se profile à l’horizon, quelques instants seulement, avant de signifier le congé définitif,

ce prêt merveilleux, qui nous est accordé, dont la durée est hypothétique,

qui draine une décrépitude inexorable, frisant l’indécence,

ce temps concédé aux êtres vivants, s’enfuit de manière furtive, ne pas le gâcher,

il file, à la manière de larrons, qui lâchement, n’opèrent qu’à la nuit noire, 

il m’a permis de réaliser quelques objectifs, chers à mon âme slave,

impossible de rester avec une injustice mal lavée, placardée sur le front,

bien entendu, compenser une monstruosité de cet acabit, perpétrée,

sous les yeux et les regards de tous, tous ceux, qui soi disant ne savaient rien,—-

 

j’écoute aujourd’hui vos réactions à propos d’un soi disant scandale,

qui n’en est pas un pour son auteur, violeur compulsif, depuis des lustres,

ce patronyme, que tous les média français ânonnent comme une litanie,

ils cherchent l’astuce, qui permettra de dédouaner le coupable,

toute la classe politique le sait, elle se goberge de mensonges, tous savaient!

je vous reconnais, vous êtes les mêmes, même comportement veule,

une bande de veaux, qui ne pensent pas, qui a décidé, qu’il s’agit d’un complot, 

 veaux, que l’on mène par un anneau, colloqué au bout de leurs naseaux suintants,

ils affirment :

“il ne faut pas montrer son portrait quand il est affublé de menottes”

cette suspicion de complot, fait rire la terre entière, le monde entier se tient les côtes, —-

 

vous, qui ne m’avez pas regardé, pas aidé, à mon retour d’Auschwitz ?

mon costume rayé, repoussant, puant, ne vous séduisait pas beaucoup,

ma silhouette hurlait, elle témoignait d’un silence assourdissant, de votre collaboration,

pas d’argent, ma famille disparue, pas d’endroit ou dormir, indifférence totale, 

la famille Fergelström m’a recueilli à Malmö en Suède, les français, rien,

on en reparle soixante dix ans plus tard, sur ”the History Channel”, anesthésié par l’oubli,

le temps que les générations montantes, ne comprennent plus cette réalité honteuse,

ne puissent pas situer la lâcheté de leurs grands parents, tous résistants, bien entendu !

aujourd’hui, la presse a la larme à l’œil, pensez, un français puissant, richissime!

-mais madame, savez-vous que cela fait quarante ans que ça dure —-

 

les “frasques” de ce monsieur ?

-et personne ne dit rien,  ?

-non, ils ont tous la trouille tricolore, la trouille française,

la trouille Maréchal nous voilà, la résistance équipée de vestes réversibles,

la classe politique passe son temps à se protéger, on ne sait jamais,

-un peu comme le font les médecins ?

-oui, comme le font toutes les mafias, le silence, la règle d’or,“l’Omerta”,

les broyeurs de mots à vendre, les raclures de fonds de commerces,

tous les pisse-copies de Frrrrrance et de Navarre,

la presse écrite s’effondre, en passe de déposer les marteaux,

on ne résiste pas à l’idée d’attirer un auditoire friand de linge sale,

excepté, quand un milliardaire se laisse aller à un caprice, il achète, 

l’épouse du susdit, communique avec un torchon, elle y étale ses “sentiments”

sincères, les chaumières vont avoir une grosse larme à l’oeil,

demain, les pendules seront misent à l’heure, le glas se fera entendre,

le grand jury, en ajustera les aiguilles, pour quelques décades 

on ne peut pas violer la loi et les personnes, tout le temps que dure une vie, —-

 

en URSS, j’ai rencontré quelques rares exceptions, des Mensch, de véritables humains,

mes amis, Igor, Leonid, Nicolaï, Sergueï, Vassili, à qui je dois la joie de vivre,

le plaisir de vous invectiver, avant de passer sur l’autre rive, du Rio Grande, 

ces officiers de l’armée rouge, disparus aujourd’hui, m’ont accepté parmi eux,

ils m’ont fait une place, comme si nous appartenions à la même famille,

cette période a été composée de moments forts, on ne se demandait pas pourquoi,

il fallait tout faire, tout sacrifier, afin de gagner cette lutte,

tous prêts à y laisser notre vie, afin que les nazis ne dominent pas le monde,

nul ne faisait l’apologie de Staline, ils mouraient debout, sans gémir,

ils ne sont pas restés bien au chaud, blottis au coin du feu,

ils ne chantaient pas “maréchal nous voila” à pleins poumons,

à l’instar de cette majorité de couards passifs, qui retournèrent leurs vestes,

se découvrirent une propension, une attirance soudaine, pour la “résistance”,

dès que l’annonce du débarquement fut répandue dans le pays,

des brassards tricolores artisanaux, se mirent à fleurir de toutes parts,

ils étaient tous devenus des héros, ils voulaient des médailles,  

les concierges, ceux là même qui dénonçaient à tour de bras, la trouille au ventre,

les gendarmes, les juges, les fonctionnaires, ceux qui condamnaient les résistants,

se sont mis sans vergogne, à condamner leurs copains collabos, noblesse oblige!

les franchouilles, détestent les américains,

ils ont oublié, ces jeunes gens d’à peine vingt printemps,

qui sont venus mourir sur les plages de Normandie,

mourir, au cours des combats dans les Ardennes,

mourir, sur des plages nippones, ils tombaient bravement, sans larmoyer,

ces jeunes gens, méritent votre respect, votre souvenir,

vos sarcasmes, vos attitudes arrogantes, confirment ce que vous êtes, —- 

 de Gaulle, celui qui a organisé la « libération de Paris » une scénette filmée, organisée, supervisée par double mètre, il a fallu »trouver » des soldats vraiment « français », ceux qui se sont battus, étaient majoritairement des noirs d’Afrique, de Gaulle, a bâti sa renommée grâce à eux, pour les remercier, il a constitué péniblement, un régiment pour « libérer Paris « , il en a écartés tous les hommes noirs, tous ceux qui ne présentaient pas bien dans le tableau, l’image d’Epinal d’un défilé, tous ceux qui ont combattu en Afrique, en Italie, en Allemagne, aucun d’entre n’a participé au défilé, la couleur locale était le « blanc » ! 

   Paris humilié, Paris occupé, Paris libéré, quel cinéma, au sens propre, Le même genre que les soviets, qui ont libéré Auschwitz, En concoctant  une mise en scène digne d’Abel Gance, de Gaulle, voyait en fin le pouvoir arriver, là, devant son nez,  a précipité le mouvement, il a voulu « pardonner » à tout le monde, anciens collabos inclus, ils sont revenus aux premières loges, il a amnistié tout le monde, cela lui a permis d’atteindre son but : gouverner, contraint en un premier temps, de reconnaître les FTP-Moï communistes, il détourna l’indemnité réglée par l’Allemagne, destinée aux survivants des camps, il a déclaré : Cela servira à la reconstruction, concernant la France, des survivants, il y en eut très peu, pas même deux pour cent, hébétés, ils ne demandaient rien, ils cherchaient à savoir, s’ils étaient encore de ce monde,ils n’ont rien eu, le peu d’aide reçue, est venue avec le plan Marshall, pas le plan Pétain, les survivants, ça ne compte pas, c’est inattendu —-

les autres, se sont laissés imprégner par une propagande honteuse,

réminiscence de la bible, de l’affaire Dreyfus, tradition cocardière de haine,

il ne faut pas être un humain, pour envoyer toute une ethnie dans des fours,

le temps n’a rien changé, vous êtes identiques, bourrés de préjugés idiots,

certains d’entre vous, ceux qui voyagent, savent quelle est la réputation,

de la Frrrrrance, des français, à l’étranger, des couards,

écrire me réjouis, neutralise certains démons, calme un tantinet ma haine,

une personne que je connais, a conclu que j’ai vécu plusieurs existences,

elle est jeune, impulsive, irréflexion, naïveté de la jeunesse, —-

 

avant ma déportation, en 1942, j’allais à l’école primaire de mon quartier,

un quartier populaire de Paris, le 13ème, depuis quelques jours déjà,

ma mère, venait de coudre des étoiles jaunes sur tous nos vêtements,

mes copains étaient très agréables, aucun d’entre eux n’a proféré,

de remarque, concernant cet ornement, porteur de mauvais présage,

mes parents, mes deux sœurs, et tous les autres, étaient encore de ce monde,

nous, les enfants, nous ne pouvions pas imaginer la suite des évènements,

dans ma classe, l’instituteur se nommait Mr. Brinon, pétainiste, antisémite, fasciste

je ne me rendais pas compte des tendances très marquées de Brinon,—-

 

depuis l’école maternelle,

je n’ai pas eu d’autre classement que premier de la classe,

je n’y portait pas attention, c’était comme ça, personne ne me faisait

de compliments, mes parents signaient machinalement le carnet mensuel,

la croix d’honneur, les prix de fin d’année, et tout le reste,

mes parents n’ont jamais formulé le moindre commentaire, négatif ou positif,

les évènements, les ont transformés en êtres fatalistes, eux, ils savaient,

ils ne se sont jamais plaints, ils ne souhaitaient pas nous transmettre d’angoisse,

moi, l’école, la classe ne m’intéressait pas, j’apprenais pour bien faire,

à l’approche de mes dix ans, vint le moment de m’inscrire,

pour le concours d’entrée en 6ème, c’est à dire le lycée,

j’ignorais totalement que je n’en avais plus le droit,

muni du formulaire, je m’approche de Mr Brinon,

pour le lui remettre, afin qu’il fasse suivre à qui de droit,

Brinon me regarde très froidement, je lis de la colère dans son regard,

naïvement, je me demande ce qui peut justifier cette attitude hostile,

il ne dit presque rien, “Ah, tu veux aller au lycée, bien je transmettrai”, —-

 

après cette demande, de temps à autre, Brinon me faisait venir sur l’estrade,

afin de m’interroger, comme cela se faisait avec tous les élèves,

cette estrade était surélevée, il fallait grimper deux marches,

afin de se hisser au même niveau que l’instituteur,

quand je m’approchais de lui, Brinon, murmurait à voix basse, néanmoins audible,

–”ahhhh, mais quelle sale race! Aaaaah, mais quelle sale race !”–

je refusais de comprendre, je ne voulais pas décrypter ce que j’entendais,

je n’ai jamais osé en parler à qui que ce soit, les élèves des premiers rangs,

entendaient probablement ces remarques, ils ne bronchaient pas,

comprenaient-ils, encore aujourd’hui, un doute persiste,

j’ai pensé à le raconter à mon père, puis, je suis arrivé à la conclusion,

que ce serait inutile, qu’aurait-il pu faire ? Aller voir le directeur ?

nous faire embarquer prématurément par la gestapo française ?

et après ? Après, j’ai attendu en vain le retour du formulaire,

celui qui devait me permettre de passer le concours d’entrée au lycée,

ne le voyant pas revenir, j’ai constaté que les quelques copains

qui s’étaient inscrits, avaient tous reçu le document,

je vais trouver Brinon, je lui demande ce qu’il en est de mon inscription,

il me regarde avec un regard expressif, qui parle comme une condamnation létale,

il m’explique qu’aller au lycée est compliqué, que je serai mieux 

avec la classe ouvrière, qu’éventuellement, je pourrai fabriquer des casquettes,

merci encore, monsieur Brinon.

l’année suivante, les gendarmes sont venus nous chercher, tous,

toute la famille, je me souviens du regard du couple des concierges,

qui nous ont regardé longuement, quand nous sommes montés,

dans le fourgon, direction Drancy.

mon père, n’a jamais accepté la présence de l’étoile jaune sur ses revers,

tous les matins, lui, l’artiste peintre, allait chez Citroën,

il y occupait un poste de mécanicien-ajusteur, jamais il n’a dit un mot,

les rouelles, étaient cousues sur les vêtements qu’il ne portait pas,

la gestapo française, venait régulièrement vérifier si elles étaient en place,

ma mère, soprano lyrique, n’ayant plus le droit d’exercer le chant,

passait des heures sur une machine à coudre, puis elle livrait,

son travail, je ne sais ou, pour un couturier collabo, de grand luxe,

ces souvenirs m’oppressent, ils ne s’estompent pas, 

les épreuves confèrent une espèce de sens supplémentaire,

un sens très affûté, quand on ne l’écoute pas, on se trompe lourdement. —-